Fatima, de Philippe Faucon

Par Marie Chapot, Bérénice Del Tatto et Olivier Schneider

Fatima est un film réalisé par Philippe Faucon. Ce film raconte une tranche de vie de Fatima, une femme d’origine algérienne, qui vit seule avec ses deux filles : Souad, 15 ans adolescente en révolte, et Nesrine 18 ans, étudiante en médecine. Son problème est qu’elle n’arrive pas à s’intégrer à cause d’une différence culturelle, elle ne parle pas français. Cette maman veut à tout prix offrir un meilleur avenir que le sien à ses filles, et pour cela, elle travaille dur comme femme de ménage. L’obstacle de la langue ne l’empêche pas d’émanciper ses filles, qui sont libres de leurs choix. Fatima raconte son quotidien et ce qu’elle n’a jamais pût dire à ses filles dans un journal. Ce film nous montre aussi les conflits générationnels entre mère et filles et les difficultés d’intégrations lorsqu’on ne parle pas français. Tous ces thèmes sont abordés avec humour, ce qui rend le contenu du film plus séduisant. Les personnages sont attachants particulièrement celui de Nesrine. Elle est une jeune fille de 18 ans issue d’une famille modeste. Elle intègre le cursus médical. Pour cela, elle se bat et travaille dur. Sa peau mate et ses boucles brunes ne l’avantagent pas toujours. Malgré son sourire rayonnant et sa sincérité, Nesrine est critiquée par les femmes du quartier qui jalousent sa réussite et l’ambition de sa mère. Elle est téméraire mais la dévalorisation de sa famille lui est insupportable. Elle éprouve donc certaines faiblesses qui la rendront toujours plus forte.

A suivre…

En savoir plus sur :

Le film Fatima (Site Première)

Voir un extrait

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Descriptif pédagogique du Parcours Jeunes critique de cinéma

Par Agnès Hallet et Jean-Pierre Carrier, militants Ceméa, animateurs de l’atelier.

L’atelier commence par une présentation du déroulement du séjour et des jeux de connaissance.

Présentation

Jeudi 21 mai 2015

Présentation des participants et du parcours. Objectifs, démarches, déroulement.

Première expression à propos du cinéma.

-Jeu : Blind Test. « De quels films sont issus les photogrammes suivants ? »

-Réflexion collective et échanges à propos de la notion de critique.

-Mot au tableau : quels sont les mots ou expressions que vous associez spontanément avec le mot « Critique ».

Atelier : Préparation de la rencontre avec un critique de cinéma.

-Définition des axes pouvant structurer la rencontre : le parcours professionnel, l’exercice du métier, la pratique d’écriture.

Rencontre entretien avec N.T. Binh, critique à Positif.

Découverte de la ville.

-Repérage des lieux du festival. Observation des traces visibles de la présence du cinéma

Séance de cinéma 1 : Fatima de Philippe Faucon

Quinzaines des réalisateurs

Le public rencontre et débat avec l’équipe du film en fin de projection

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Vendredi 22 mai 2015

Atelier

Retour sur la rencontre avec N.T. BInh le critique reçu la veille

– Quels mots clés peut-on relever dans son intervention ?

– Qu’avons-nous appris sur la critique de cinéma ?

– Quels sont les points restés en suspens ?

Retour sur le film Fatima

– Acrostiche sur le nom Fatima

– Les mots clés relevés dans le film

Expression du ressenti : J’ai aimé le film. Pourquoi / Je n’ai pas aimé le film. Pourquoi.

Lecture analytique des critiques publiées dans la presse : quotidiens, hebdomadaires, mensuels (revues spécialisées, Positif et Les Cahiers du cinéma)

Consigne : relever des phrases ou expression pouvant entrer dans une des quatre catégories suivantes : Le contenu (l’intrigue, le sujet …)

La réalisation (images, sons, mise en scène, écriture cinématographique…)

Les jugements (évaluation positive ou négative)

Les références (cinématographiques ou non, cinématographiques

Atelier

Exercices d’écriture. A partir du film Fatima.

– Ecrire une phrase pour donner envie au lecteur d’aller voir le film.

– Faire le portrait d’un des personnages du film

– Ecrire « l’accroche » d’un article.

– Ecrire un court texte comportant un jugement négatif sur le film.

– Lecture à voix haute des textes écrits

Séance de cinéma 2: Paulina de Santiago Mitre (Argentine) – Semaine de la critique

Séance de cinéma 3: Cosmodrama de Philippe Fernandez – Sélection Acid

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Samedi 23 mai 2015

Atelier

Ecriture de critiques concernant les films vus en utilisant les portions de textes déjà écrits

Bilan individuel et collectif sur le séjour et les contenus

Séance de cinéma : Le Petit Prince de Mark Osborne (Cannes Cinéphiles)

Récit d’un parcours de lycéens de Thann

Par Stéphanie Mary, enseignante au Lycée Scheurer Kestner de Thann (Alsace).

La publication de nos travaux sur le blog du Prix Jean Renoir des Lycéens nous a permis d’être retenus par ses organisateurs pour participer au Festival de Cannes. La nouvelle est tombée le 1er avril 2015 (!) après l’élection des élèves qui iront nous représenter à la FEMIS, mercredi et jeudi prochains. Nous avons ressenti un bonheur immense et une grande fierté à l’idée de pouvoir participer avec notre lycée à ce festival mythique.
Mercredi 20 mai 2015, nous décollons de l’aéroport de Bâle pour l’aéroport de Nice. Les membres des CEMEA, qui sont en charge de notre parcours ici, nous accueillent à l’aéroport et nous conduisent au Centre International de Valbonne à Sophia Antipolis, un lycée international qui accueille aussi des classes préparatoires, situé sur les hauteurs de Cannes, dans la pinède, un endroit magnifique comme nos chambres : grand luxe ! Nous sommes logés dans la partie « hôtel » de ce vaste établissement.

Le programme
Le programme de notre séjour a été concocté par l’équipe efficace des CEMEA, un mouvement d’éducation populaire complémentaire de l’Education Nationale qui mène des actions de formation dans des domaines variés qui vont de l’accompagnement du spectateur (théâtre, cinéma, arts vivants) aux domaines de l’animation professionnelle liés à la petite enfance et à la santé mentale en particulier, un mouvement présent dans toutes les régions. En ce qui concerne le cinéma , les CEMEA sont pilotes du Festival Européen du Film d’Education d’Evreux qui a lieu chaque année la première semaine de décembre.
Hier après-midi, nous avons eu la chance de rencontrer un critique de cinéma passionné, N. T. BINH : présent au Festival pour sa revue, « POSITIF », il nous a parlé avec ferveur de son métier et du dernier film de HOU HSIAO HSEN, « The Assassins », projeté hier soir dans la salle du Palais des Festivals, objet, déjà, d’avis très contradictoires. N. T. BINH s’est dit heureux d’être toujours bousculé par des films aussi énigmatiques que celui de l’auteur taïwanais, film qu’il a vu deux fois pour préparer son interview et son article.

Nous voici en atelier d’écriture !

Atelier Critique5 Atelier Critique6

Au Lycée des Côteaux de Cannes, sur les hauteurs de la ville, un très bel établissement également, sous les pins méditerranéens et les palmiers, occupés à préparer la critique du film que nous avons vu hier soir, « Fatima » de Philippe FAUCON, projeté dans le cadre de la Quinzaine des Réalisateurs, une section parallèle de la sélection officielle dont la programmation est passionnante. Nous avons vécu l’expérience de participer à un festival : places obtenues à force de persévérance et surtout grâce à la bienveillance des animateurs de la Quinzaine des Réalisateurs, file d’attente, places réservées dans la salle, film exigeant et, surprise, l’équipe du film qui débarque dans la salle à l’issue de la projection pour rencontrer le public.
Agnès et Jean-Pierre préparent l’écriture à l’aide d’exercices choisis dans une ambiance de travail, d’échange et de réflexion sereine et constructive.
Nous verrons deux films cet après-midi et un, ce soir, le film primé dans Semaine de la Critique,  » Paulina » de l’argentin Santiago MITRE, le court-métrage primé aussi dans le cadre de la Semaine de la Critique, « Ramona » du roumain Andrei CRETULESCU. En soirée, nous verrons « Cosmodrama » de  Philippe FERNANDEZ, un film de SF, dans le cadre de la programmation ACID, l’Association du Cinéma Indépendant pour sa Diffusion. Demain, matin, il s’agira d’écrire la critique de ces films.
Cette atmosphère studieuse est ponctuée de temps libres : nous baguenaudons pour assister au « grand carnaval » qui a lieu sur la Croisette ! Nous ramènerons un trophée précieux : un bout de tapis rouge, qui, pour l’anecdote, est changé deux fois par jour, mais recyclé, nous a-t-on dit, et ne désespérons pas de gravir les marches tant convoitées du Palais des Festivals.

Cosmodrama, de Philippe Fernandez

Par Pierre Ruault 

Cosmodrama de Philippe Fernandez est une expédition spatiale burlesque d’un groupe d’homme et de femmes, ils ignorent qui les a envoyés ni pourquoi ils sont là mais ils s’exécutent avec bonne foi pourvoyant chacun, un poste différent allant d’astrophysicien à psychologue en passant par agent d’entretien le tout dans un cadre rétro coloré magnifique et accompagné d’une musique exotique envoûtante. Très vite l’expédition prend une tournure comique, la personnalité extravagante de chaque personnages et l’humour général très riche crée une atmosphère chaleureuse sans pour autant enlever ni de la fantaisie, ni de la loufoquerie, ni de l’aspect scientifique de cette œuvre qui est une vrai réflexion sur l’origine du vivant, son étendue, et le rôle de l’individu. Inspiré de The Big Lebowski des frères Coen ; Philippe Fernandez présente des personnages aux costumes et à la personnalité fantaisiste qui contraste avec l’aspect froid et fermé de leurs visages, évoluant dans un environnement clos.

En savoir plus sur :

Philippe Fernandez  et son film Cosmodrama

Cosmodrama

Le Grand journal de Canal+…hors cadre.

Chronologie d’une mise en scène du Grand journal…vue par le public.

Par Manon, Lisa et Azelina

Notre groupe de jeunes web-reporters a été invité à participer au Grand journal du jeudi 21 mai de Canal +, spécial festival. C’est dans le public, sur le plateau, que nous avons assisté à l’émission, de la mise en place au direct. Du regard côté « cadre » de l’émission, que nous connaissons à travers l’écran TV, nous sommes passé au regard « hors cadre », avec le ressenti en plus des tensions du direct.

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17h, nous arrivons au Grand journal sur la croisette.L'équipeL'installation

La plateau est depuis longtemps installé sur la plage, en face du grand hôtel, Le Martinez. La rue est bondée au fur et à mesure que l’heure approche. L’équipe du Grand journal se prépare à son direct. Elle établit les dernières mise au point des échanges prévus pour l’émission, après des répétitions pendant une bonne partie de l’après-midi.

– Répétition des Guignols de l’infos et enregistrement des séquences qui compléteront la partie en direct.

Les guignols1

Rencontre dans la file d’attente : Pauline, une femme de Cannes participant pour la deuxième fois à l’émission du Grand journal: « C’est impressionnant de voir les invités de si près tout en gardant le contrôle de soi ».

– Une fois dans les coulisses, encore quelques minutes d’attente et les techniciens nous invitent à monter sur le plateau et les gradins.

Le plateau1

Le chauffeur de salle nous accueille, autour de nous les caméras, les cadreurs, les régisseur, les membres de la sécurité…

Chauffeur de salle – Profil : Sympa, dynamique, relax Rôle : Chef d’orchestre, compte à rebours après les coupures, signale les moments pour les applaudissements.

Dernière nous il y a la foule sur la croisette qui se presse et se bouscule pour être aux premières loges. Le chauffeur s’adresse d’abord à la foule au public de la croisette pour les préparer à faire « du bruit » à l’arrivée d’Antoine de Caunes et ses invités.

Viens ensuite notre tour d’être entrainé aux applaudissements et aux rires et après ce dernier « temps de chauffe » du public, l’arrivé d’Antoine de Caunes, l’émission commence…par du « bruit » du public…bien-sûr.

Equipe DeCaunes - copie

Voir l’émission en Replay sur le site de Canal+

Le Festival de CANNES avec des jeunes : Accompagnement culturel du spectateur par le cinéma

Les Ceméa ont toujours été étroitement liés aux événements artistiques et culturels de notre pays. C’est ainsi que Jean Vilar créateur du festival d’Avignon, fit appel, en 1955, aux Ceméa pour prendre en charge l’accueil des publics et organiser les premières rencontres internationales de jeunes du festival d’Avignon. Le partenariat entre la ville, la direction du festival et les Ceméa créé dans ce contexte, existe toujours et propose un cadre pour l’organisation, chaque année, d’une palette de formules d’accueil à 1500 festivaliers. Celles-ci tout en conservant le sens du projet initial, se sont adaptées ou inscrites dans les évolutions des projets artistiques et des publics.

La démarche des Ceméa s’appuie sur la triangulation œuvre-personnes-activité (recevoir, faire ensemble, aller à la rencontre de l’autre)… La relation aux personnes, la prise en compte de l’authenticité des personnes, quelle que soit la proposition qui leur est faite, sont essentielles dans les démarches de découverte d’une œuvre.

L’accompagnement culturel tel que les Ceméa le pratiquent et le préconisent, est une démarche globale qui associe complémentairement approche sensible et approche informative, adaptée aux « publics » et aux enjeux, au sens de donner des repères, des références qui contribuent à une meilleure connaissance de l’environnement culturel.

L’acquisition de nouveaux savoirs n’a qu’un intérêt limité en soi (au sens savant et disciplinaire) s’ils ne permettent pas d’engager la personne dans une réflexion critique et politique, dans un rapport plus actif à l’environnement et aux produits culturels.

Dans les pratiques d’accompagnement, cette étape d’une formalisation des savoirs ne consiste pas tant à se livrer à un inventaire de nouvelles connaissances, que de trouver et de proposer à chacun, des formes qui lui permettent de garder des traces de son propre parcours.

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