Cosmodrama

Par Pierre Ruault (élève du lycée Marcel Gambier – Lisieux)

Si vous aimez la Science-Fiction rétro futuriste, si les mystères de l’univers vous intriguent, si vous êtes amateur de comédies burlesques, mais surtout si vous aimez le cinéma alors installez-vous confortablement, ouvrez grand les yeux et laissez Cosmodrama vous transporter à des années lumières de vos univers.

L’histoire se déroule dans un vaisseau spatial perdu au milieu de l’espace. À bord, un petit groupe d’explorateurs se réveille amnésique après une cryogénisation probablement trop longue. Ils ne savent ni où ils sont, ni où ils vont, ni d’où ils viennent. L’essentiel de leur activité consiste donc à formuler, à partir des observations qu’ils parviennent à faire, des hypothèses sur ces questions. La plupart dépassent largement l’entendement, et les discussions qu’elles entraînent tournent autour d’une polémique, selon laquelle l’univers serait orienté vers l’avènement d’une pensée capable de l’observer.

Philippe Fernandez présente des personnages aux costumes rétro, fantaisistes et hétérogènes, qu’il met en scène dans des situations burlesques totalement inattendues. Ensemble, ils évoluent dans un dédale de couloirs aux couleurs éclatantes menant à une multitude de salles comme le lounge ou le sauna, accompagnés par la musique cosmique composée par Sylvain Quément véritable génie du son.

Très vite, la personnalité extravagante de chaque personnage et l’humour général très riche basée sur l’ironie de leur situation crée une atmosphère chaleureuse sans pour autant altérer l’aspect scientifique de cette œuvre, véritable réflexion sur l’origine du monde qui nous entoure.

Empruntant sa forme aux premières séries télévisées de science-fiction comme Star Trek ou Cosmos 99, le film comporte quatorze chapitres, (chacun annoncé par un titre) basés sur quelques hypothèses cosmologiques scientifiquement banales mais néanmoins éprouvantes pour l’esprit.

Cosmodrama est aussi l’occasion de présenter « un nouveau chemin de croix », d’après les propres mots de Phillippe Fernandez ; car, oui, il y a bien un crucifié dans cette histoire : l’être pensant, le philosophe, abandonné par Dieu, livré à l’incomplétude insupportable de la connaissance.

A l’aube d’une carrière très prometteuse, Phillippe Fernandez réalise ici un coup d’éclat magistral grâce à un film qui promet beaucoup pour l’avenir du réalisateur et qui relance un genre abandonné beaucoup trop vite.

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